VFN Founder Corey Wrenn Featured on Feminist Magazine Radio

Feminist Magazine

In an interview hosted by Cherise Charleswell and Valecia Phillips, I discuss my forthcoming book, A Rational Approach to Animal Rights: Extensions in Abolitionist Theory, as well as how veganism and the Nonhuman Animal rights movement falls into the scope of a feminist framework. Specifically I unpack the relevance of speciesism to feminism, the Nonhuman Animal rights movement’s problems with sexism and racism, and the corrupting effect that capitalism has on social justice efforts.

Feminist Magazine on KPFK is the weekly Southern California radio show of news, views, politics and culture with an intersectional feminist perspective.

You can access the stream by clicking here or pressing play below.

La Política Sexual del Veganismo Moralmente Superior

Translation by María. María is active with Ochodoscuatro Ediciones, a non-profit anti-speciesist book house that is noted for translating Carol Adams’ The Sexual Politics of Meat into Spanish. You can view the original English version of the essay below by clicking here.

Stella McCartney and dog walking on trail

Por Corey Lee Wrenn

La línea de moda vegana de Stella McCartney apareció en un reciente artículo de la revista feminista Bustle en la sección “Moda y belleza”. Al principio, me sentí encantada de que presentasen el veganismo en un espacio feminista, cosa que no suele suceder tan a menudo como debería.

Parece que la autora, también, es consciente de la falta de conexión política entre feminismo y veganismo, pues se encarga de amortiguar a los lectores con una advertencia. Siguiendo una declaración de McCartney que dice que su marca es “la empresa más ética y amorosa de la industria de la moda”, Bustle aclara:

La declaración apunta que ella dijo eso en broma, indicando que no se siente moralmente superior acerca de su postura libre de crueldad, cosa que no siempre es el caso de los activistas por los derechos animales.

Encuentro esa advertencia bastante curiosa, estando en el contexto de la política feminista. Las feministas generalmente ponen resistencia cuando alguien intenta controlarles el tono en que dicen algo y a menudo castigan a las celebridades que se niegan a identificarse a sí mismas como feministas. Pero todo vale cuando hablamos de los derechos de los animales no humanos. En otras palabras, las feministas fomentan con determinación un feminismo fuerte y orgulloso, en un esfuerzo por desestigmatizar el activismo de justicia social, pero pueden darle rápidamente la vuelta y vilipendiar a aquellas que hacen lo mismo en nombre de los otros animales.

Dado que el 80% del movimiento por los derechos de los animales no humanos está formado por mujeres y siendo que el veganismo está extremadamente “feminizado”, es importante reconocer los matices sexistas en la estereotipación de las veganas. Es posible que esa “superioridad moral” asignada a activistas y veganas sea de hecho una forma de vigilancia de género. En otras palabras, estos estereotipos trabajan para avergonzar y silenciar a las mujeres “engreídas” que se atreven a politizarse.

Las feministas deberían mantenerse al margen la ridiculización de la justicia social. Preocuparse por la opresión de las demás no debería ser algo que ocultar o que minimizar. El compromiso para acabar con la injusticia debería ser algo de lo que estar orgullosa. Deberíamos estar celebrando el activismo. Es un trabajo duro, se ganan pocos amigos, es mentalmente agotador y pocas personas están dispuestas a participar. Las feministas no deberían poner añadidos a esa dificultad, cuando podrían ser una fuente importante de apoyo. Esto especialmente cuando la mayor parte de activistas por el veganismo son mujeres y cuando el especismo está íntimamente ligado al patriarcado.

 


Corey Lee WrennMs. Wrenn is the founder of Vegan Feminist Network and also operates The Academic Abolitionist Vegan. She is a Lecturer of Sociology with Monmouth University, a part-time Instructor of Sociology and Ph.D. candidate with Colorado State University, council member with the Animals & Society Section of the American Sociological Association, and an advisory board member with the International Network for Social Studies on Vegetarianism and Veganism with the University of Vienna. She was awarded the 2016 Exemplary Diversity Scholar by the University of Michigan’s National Center for Institutional Diversity. She is the author of A Rational Approach to Animal Rights: Extensions in Abolitionist Theory (2015, Palgrave Macmillan).

Conseils pour Alliés Masculins

Translation by Christophe Hendrickx. See more French translations of critical vegan essays by grassroots activists by visiting his blog, La Pilule Rouge. The original English version of this essay can be found by clicking here.

Il ne fait aucun doute, le mouvement pour les droits des animaux non-humains a été compromis par le sexisme et manipulé par le patriarcat. Ce n’est dorénavant plus juste PETA qui mène la danse : c’est un nombre incalculable d’autres organisations (comme Fish Love), de compagnies (comme LUSH), et de pornographes (comme Vegan Pinup). Qui plus est, cela s’est propagé aux interactions individuelles comme le montre la normalité croissante d’activistes masculins tentant de contrôler, manipuler, menacer, ou harceler les militantes féminines.

Beaucoup de féministes insistent sur le fait que les hommes ne peuvent pas être des féministes (et l’Organisation Nationale des Hommes contre le Sexisme est d’accord). Être féministe, c’est être une femme auto-identifiée se battant pour l’égalité féminine. Être une féministe demande une expérience directe de l’oppression de genre, car c’est cette expérience unique en tant que membre du groupe visé qui informera l’activisme. Les hommes qui s’offusquent de cette définition et qui demandent à être inclus ne font que mettre en évidence l’ubiquité du privilège masculin. Lorsque les hommes réaffirment ce droit, ils démontrent leur besoin d’être aux commandes et ils démontrent le patriarcat. Bien que les hommes ne pourront jamais entièrement se soustraire eux-mêmes des privilèges de leur genre, les hommes peuvent tout à fait être des alliés.

Et nous avons grandement besoin d’alliés dans le mouvement des droits des animaux non-humains. Ce qui est peut-être le plus à blâmer pour le sexisme et la misogynie rampante dans notre mouvement (au-delà de la nature oppressante du patriarcat) est la complaisance. Il est temps de déplacer la responsabilité sur les membres masculins de notre communauté.

  1. Ne Soyez Jamais Complaisants

Si vous êtes témoin d’une femme se faisant brimée, harcelée ou intimidée… exprimez-vous. Si vous restez silencieux, si vous « restez neutre », ou si vous prenez la défense de l’agresseur (ce que j’identifie comme « mentalité de la bande de mecs »), vous êtes tout aussi coupable de sexisme et d’oppression que l’agresseur.

  1. Demandez une Représentation Égale

Si vous participez à un projet qui est principalement mené par des hommes (ce qui est suspect considérant que notre mouvement est composé à 80% de femmes), demandez à savoir où sont les femmes et refusez de participer avant qu’elles soient incluses. Ce problème est également présent dans le mouvement athée/sceptique, et les féministes et leurs alliés ont très bien réussi à faire pression sur les organisateurs d’évènements pour améliorer les proportions de genre.

  1. N’utilisez Jamais la Carte du “Sexisme Inversé”

Les femmes, qui sont un groupe oppressé vivant sous un patriarcat qui privilégie les hommes, ne peuvent pas, de par la nature même de leur statut social, exercer de sexisme envers les hommes. Dire d’une femme qu’elle est sexiste (ou, pire, « misandre ») vise à rediriger l’attention du problème des hommes, un groupe privilégié qui n’est jamais remis en question, vers les femmes. C’est une tactique visant à détourner l’attention de l’oppresseur vers l’oppressée. C’est une tactique visant à réduire au silence.

  1. Ne Mansplainez (Mecspliquez) Pas.

Le fait est que, malgré la sagesse infinie et la formation approfondie que pourraient avoir certains hommes, les hommes ne connaissent malgré tout pas mieux les problèmes des femmes que les femmes elles-mêmes. Le mansplainingsemble avoir frappé notre communauté. Beaucoup d’hommes insistent pour tout expliquer aux femmes, du féminisme au viol, avec l’intention de dominer la conversation ou de remporter le débat. Les expériences personnelles des femmes sont complètement écartées et dévalorisées, quand bien-même ces femmes ont les qualifications irréfutables les appuyant. Le mansplaining n’aide pas, c’est oppressif et irrespectueux.

  1. N’Harcelez pas les Femmes

Bien que cela puisse paraître évident, le harcèlement dans notre mouvement est un véritable problème. A travers des interviews réalisées avec des militantes, Emily Gaarder, dans son ouvrage de 2011 Women and the Animal Rights Movement, a constaté que le problème était plutôt répandu. J’ai moi-même été victimisée par plusieurs hommes vegans qui m’ont harcelée au point de devoir presque appeler la police.

  1. Écoutez

La majorité des hommes ne savent pas ce qu’est être une femme, n’ayant jamais fait l’expérience d’en être une. Tout comme les personnes de couleur blanche ne peuvent jamais totalement comprendre ce qu’est être une personne de couleur, unhomme cis ne peut jamais totalement comprendre ce qu’est être une femme. On considère généralement comme condescendant et peu utile qu’une personne blanche prétende avoir toutes les réponses sur les difficultés que rencontrent les personnes de couleur. Je soutiens que la même chose s’applique aux hommes qui pensent pouvoir comprendre ce qu’est l’expérience féminine et qui se sentent également dans leur droit de privilégié de définir ou de valider le sexisme. Au lieu d’insister, « Ce n’est pas sexiste » ou « Tu exagères », essayez d’écouter. Tentez de comprendre d’où viennent les femmes, les problèmes auxquels elles doivent faire face, et les solutions qu’elles recherchent. De même, rappelez-vous de leur faire de la place. N’essayez pas de dominer la discussion et donnez de l’espace aux femmes pour qu’elles participent sans être noyées par votre voix.

  1. Ne Gaslightez pas

Le Gaslighting est un outil efficace de contrôle masculin, se manifestant généralement dans des cas de violence conjugale ou de violence psychologique. Le Gaslighting est une tactique visant à faire douter une femme sur sa réalité et ses expériences. Si une femme déclare avoir fait l’objet de sexisme, et que vous lui dites qu’elle en fait toute une affaire pour rien ou qu’elle « exagère », c’est du Gaslighting. Faire en sorte qu’une femme se sente « folle » ou qu’elle apparaisse comme tel aux yeux des autres est un moyen de l’affaiblir et de la contrôler.

  1. Surveillez Votre Langage

Il y a des centaines de termes féminins péjoratifs (et seulement quelques masculins) qui utilisent l’identité féminine comme une insulte. Ils visent à affaiblir. Par exemple, l’association « Defending Pitbulls against Peta » appelle la présidente de PETA Ingrid Newkirk une « vilaine sorcière » et Nathan Winograd insinue qu’elle est une malade mentale. Ces deux exemples ne sont que la continuité d’une longue histoire de femmes ayant été ostracisées, institutionnalisées, et même tuées pour avoir été des « sorcières » ou « folles ». La langue française est vaste et contient plus de mots que la personne lambda n’en utilisera, donc il n’y a vraiment aucune excuse pour utiliser des péjoratifs genrés à moins que l’intention est de s’appuyer sur le sexisme pour renforcer votre argument.

  1. Soyez Critiques envers la Violence

Dans son livre de 2006, Capers in the Churchyard : Animal Rights Advocacy in the Age of Terror, Lee Hall avance que les tactiques violentes sont indubitablement associées à l’expression masculine du pouvoir, de la bravade et de la domination. J’ajouterais que ces approches sont en grande partie anti-féministes. La violence privilégie l’expérience masculine et le contrôle masculin, et, en même temps, rabaisse la féminité et vise à effrayer. Dans un discours présenté lors d’une conférence de 2012 en Italie, « La Paralysie du Pacifisme : En Défense de l’Action Militante Directe et de la « Violence » pour la Libération Animale », l’orateur crie littéralement sur une salle pleine de jeunes militantes, les accusant de pacifisme et insistant pour qu’elles abandonnent la non-violence.

  1. Soyez Critiques de l’Exploitation Sexuelle

Si vous êtes témoin d’une situation dans laquelle des femmes sont encouragées à se dévêtir pour « la cause »… faites entendre votre voix. Le corps des femmes ne devrait regarder personne, mais nous ne pouvons également pas ignorer la réalité d’un mouvement qui, couramment, exploite et objectifie sexuellement les femmes. L’oppression des animaux non-humains ne peut être démantelée via l’oppression des femmes. Faites entendre votre voix, laissez un commentaire, envoyez un email, ou tenez un blog sur le sujet. Ne laissez pas s’étendre l’exploitation sexuelle sans broncher.

 

Prière de reconnaître que ces requêtes ne sont pas une attaque envers les hommes. Ce n’est rien d’autre qu’une tentative honnête de créer un espace sûr pour les femmes dans un mouvement qui devient de plus en plus dangereux et humiliant. Nous devons faire face à l’inégalité là où elle survient. Nous sommes de plus en plus conscients de la manière dont nous traitons les autres groupes à risque, et pourtant nous ignorons si souvent le sort des femmes. Pire encore, ces femmes qui trouvent le courage de prendre la parole sont accusées d’en faire tout un foin. C’est représentatif de l’enracinement du sexisme et de la misogynie. Lorsqu’un mouvement composé à 80% de femmes ne peut se libérer des chaînes de l’oppression féminine, nous devrions être sérieusement préoccupé·es. Mais la charge du travail ne devrait pas reposer entièrement sur les femmes, les hommes doivent également prendre leur responsabilité et s’efforcer d’être des alliés féministes vegans pour le bénéfice de tous et de toutes, hommes, femmes, humains, ou non-humains.

 

Corey Lee WrennMs. Wrenn is the founder of Vegan Feminist Network and also operates The Academic Abolitionist Vegan. She is an instructor of Sociology and graduate student at Colorado State University, council member with the Animals & Society Section of the American Sociological Association, and an advisory board member with the International Network for Social Studies on Vegetarianism and Veganism with the University of Vienna. In 2015, she was awarded Exemplary Diversity Scholar by the University of Michigan’s National Center for Institutional Diversity. She is the author of A Rational Approach to Animal Rights: Extensions in Abolitionist Theory.

Fisicoculturistas Veganos, Hombres Músculo, y el Físico Masculino: Por Qué Promover lo Masculino es Dañino para el Movimiento de la Liberación Animal

 

Muscled man's chest and arms, holding large floret of broccoli

Translation by Mariángel Villalobos. You can follow her on Twitter @mvillabe. The original English version of this essay can be found by clicking here.

PETA y otras campañas de liberación animal son comúnmente criticadas por explotar los cuerpos de las mujeres de una manera sexualmente provocativa en campañas para los animales no humanos. A través de estas campañas, las mujeres son motivadas a prostituir sus cuerpos desnudos en la calle, todo para llamar la atención a la situación de los animales no humanos. Mi amiga y colega Corey Wrenn llama la atención sobre los efectos dañinos de usar el sexo para vender el caso de los derechos de los animales, señalando que “la degradación de la mujer socialmente aceptada y su objetificación sexual está directamente conectada a la discriminación y violencia en contra de la mujer.”

Mientras que estoy de acuerdo de que tácticas como las de PETA dañan a la mujer y que estos trucos perpetúan la objetificación de la mujer, que de vuelta engendra violencia sexual, me gustaría señalar que hay otra manera en que las campañas de liberación animal comúnmente dañan a los animales y a las mujeres al mismo tiempo: al usar la masculinidad para promover el veganismo.

No es poco común ver organizaciones de liberación animal, como Vegan Outreach  ilustrar en sus panfletos cómo uno puede mantener su masculinidad en una dieta vagana. De hecho, en el panfleto de Vegan Outreach “Even if You Like Meat” (Aunque te Guste la Carne) ellos incluyen una foto de un fisicoculturista Robert Cheeke en una camiseta que lee “Vegan Bodybuilder” (Fisicoculturista Vegano), dando la aprobación para llamar la atención a sus hinchados músculos. Publicidad como esta perpetúa el siguiente mensaje: puedes ser vegano y también tener tu masculinidad.

Pausemos por un momento para considerar qué es la masculinidad y por qué es dañina.

La masculinidad se relaciona con las expectativas de la sociedad para los hombres; hay ciertos roles de género que son vistos como apropiados para que los hombres fomenten. Mientras que los roles

de género son comúnmente definidos como “un set de expectativas para comportarse, pensar y sentir, que son basados en el sexo biológico de una persona,” la masculinidad es un set de roles de género, comportamientos, y aspectos de personalidad esperados de “hombres reales”: fuertes, independientes, con metas, trabajadores, dominantes, heterosexuales, vigorosos, agresivos, no emocionales, físicos, competitivos, enérgicos (KIlmartin 1994, 7-17).

La idea de que la masculinidad es responsable por la violencia, incluyendo los asaltos sexuales, es raramente cuestionada. Como Kilmartin señala, la gran mayoría de actos violentos son cometidos por los hombres, llevándonos a concluir que hay una alta relación entre la masculinidad y la agresión (KIlmartin 1994, 211). De acuerdo al FBI (2011), aproximadamente 90% de los crímenes violentos en los Estados Unidos son cometidos por hombres.

Además de la relación entre la masculinidad y la violencia, la masculinidad es asumida como la responsable de la violencia sexual, ya que “los asaltos sexuales son casi exclusivamente perpetuados por los hombres” (KIlmartin 1994, 212). En su estudio transcultural sobre el abuso sexual, Sanday (1981) reporta que las sociedades con un alto índice de violaciones “toleran la violencia y fomentan a los hombres y niños a ser fuertes, agresivos y competitivos.” De la misma manera, Kilmartin (2005, 1) sugiere que “la socialización de los hombres para que sean agresivos y iniciadores sexuales, su desproporcionado poder social y organizativo, y su habilidad para intimidar basado en superior tamaño y masa muscular“ puede explicar el fenómeno de los asaltos sexuales llevado a cabo por hombres. La moral de historia, entonces, es que, “la masculinidad es uno de los más poderosos contextos en los cuales los asaltos sexuales ocurren” Kilmartin (2005, 1).

Cuando usamos individuos como Robert Cheeke, cuya imagen ilustra lo masculino, para promover el veganismo, perpetuamos la idea de que la masculinidad es un tipo de ideal que los “hombres reales” deberían esforzarse para alcanzar. Sin embargo, si la masculinidad es responsable de la violencia, especialmente la violencia en contra de los débiles o “femeninos”, entonces deberíamos pausar para considerar si hace sentido que usemos este tipo de tácticas de mercadeo para enviar un mensaje vegano.

Recordemos qué es lo que el mensaje de liberación animal conlleva: una de las metas del movimiento de la liberación animal incluye desafiar el modelo de dominio al repensar por qué nosotros damos privilegio y admiramos a los seres “dominantes” o “fuertes”. Sin embargo, cuando las organizaciones usan a los fisicoculturistas para vender el mensaje vegano, envían el mensaje opuesto, un mensaje peligroso: la masculinidad es preferida sobre lo femenino y hay una jerarquía donde lo masculino reina y domina sobre los demás.

Esta idea no solo pone en peligro a las mujeres, pero la idea de que hay una dicotomía entre lo masculino y lo femenino pone en desventaja a los animales, ya que los animales son identificados como parte de la “naturaleza” – y la naturaleza es de vuelta identificada con lo femenino.

Si queremos erradicar la explotación de los animales, debemos desafiar la idea de que “no importa por qué alguien es vegano, simplemente importa el que ellos son veganos.” Por que el que alguien sea vegano importa si nuestra metal final es completar la liberación animal. Si uno no comprende que los principios de fondo detrás del veganismo ético, como el rechazo al dominio de la jerarquía, entonces qué va a prevenir que él explote animales en situaciones que le permiten expresar su masculinidad, como en las corridas de toros, la caza de animales, etcétera? La masculinidad es un mensaje peligroso de mandar, y si podemos promover los beneficios para la salud del veganismo sin tener que recurrir a las imágenes de la masculinidad, por qué las organizaciones de liberación animal como Vegan Outreach se centrar en hacer esto mismo?

Por 1LT Cheryl Abbate

 

Chère Nouvelle Vegane

Translation by Christophe Hendrickx. See more French translations of critical vegan essays by grassroots activists by visiting his blog, La Pilule Rouge. The original English version of this essay can be found by clicking here.

TRIGGER WARNING: Sexisme et violence sexuelle

Two young thin white PETA volunteers pose naked on a street corner with their bodies marked like meat cuts holding a PETA sign that asks viewers to go vegan
Chère Nouvelle Végane,

Prépare-toi, car un parcours mouvementé t’attend. Devenir vegane est, au début, une expérience très frustrante et traumatisante. Tu devras apprendre à manger autrement, ce que tu peux acheter ou non, comment gérer tes amis et ta famille, et comment gérer les sentiments intenses de colère et de tristesse qui viennent lorsque l’on ouvre son esprit et son cœur à la souffrance des autres. Rien de tout cela ne sera facile, mais, je te prie de ne pas abandonner, car cela deviendra vraiment plus facile au fur et à mesure de ton parcours. Cela deviendra normal et habituel avant que tu ne le réalises, je le promets.

Tu te tourneras probablement vers la communauté vegane pour t’aider lors de cette transition. Tu te feras beaucoup d’amis formidables et tu apprendras beaucoup des autres. Tu ressentiras un grand sentiment de paix en sachant que tu n’es pas seule et qu’il existe d’autres personnes qui sont aussi passionnées que toi pour changer le monde.

Par la suite, cependant, tu pourrais commencer à réaliser qu’être vegane est une chose, mais qu’être vegane et s’identifier1 comme une femme est tout autre chose. Si tu es en couple, tu pourrais t’apercevoir que ton/ta partenaire est hostile par rapport à ton choix. Surtout si ton partenaire s’identifie comme un homme, ta présence vegane pourrait présenter une remise en question de son autorité masculine. Il pourrait insister sur le fait que tu ne pourras jamais le changer (même si tu n’as jamais mentionné quoi que ce soit à ce sujet !). Il pourrait insister à ce que tu prépares des plats non-vegans, ou que tu l’accompagnes dans des restaurants non-vegans. En tant que femme, tu pourrais ressentir une pression importante à concéder cela. On apprend très tôt aux femmes que les intérêts des hommes passent en premier. C’est nul, mais c’est comme ça. Ne te sens pas mal si c’est le cas.

Woman looking outraged as her male partner scoffs down a burger

Si tu t’identifies en tant que femme, tu pourrais réaliser que tes amis s’identifiant comme des hommes sont également rebutés par ton véganisme. Par exemple, un post Facebook bien intentionné qui rappelle à tes lecteurs que les animaux non-humains comptent aussi, pourrait ennuyer des hommes qui sont prompts à répondre par des commentaires te décrivant comme quelqu’un de a) trop sentimentale ; b) grande gueule ; ou c) « folle ». La sensiblerie, le franc-parler, et la maladie mentale sont toutes des caractéristiques hautement sexuées. Les femmes sont vite rejetées comme étant soit trop féminines, soit pas assez féminines. Pendant des siècles, nous les femmes avons été stéréotypées comme étant « hystériques » et de là institutionnalisées pour nous contrôler et nous faire taire. Tu te trouveras souvent entre le marteau et l’enclume : ne sois pas trop sentimentale, mais, en même temps, surveille ton ton et ne sois pas trop agressive. Tu réaliseras qu’il est quasiment impossible de leur faire plaisir, et je suggère que tu continues simplement à continuer ce que tu faisais.

Male-identified vegan leader gives talk with microphoneMais tes combats en tant que femme végane pourraient ne pas s’arrêter là. Si tu décides qu’être vegane n’est pas assez et que tu veux t’impliquer dans l’activisme, tu feras à nouveau face à plus de violence masculine. L’activisme vegan est dominé par les femmes en termes de nombres, donc tu pourrais t’imaginer que c’est un espace sûr pour toi. De nombreuses manières, ça l’est. Tu trouveras de la solidarité féminine. En revanche, le mouvement vegan est fortement contrôlé par les hommes. Les hommes mènent l’activisme vegan – ils créent la théorie et ils définissent les tactiques qui sont acceptables. Ils occupent majoritairement la scène et leur voix sont les plus fortes.

Ce que cela veut dire c’est que tu ressentiras beaucoup de pression pour aider les autres animaux en ayant un rôle discret en coulisses en soutien de ces hommes. Tu pourrais aussi être encouragée à enlever tes vêtements pour certaines campagnes. Ce ne seront peut-être pas directement les hommes qui te diront de les enlever (les femmes t’encourageront aussi), mais les normes patriarcales du mouvement ont créé un environnement dans lequel on attend tout simplement des femmes qu’elles deviennent des objets sexuels « pour les animaux ». Tu pourrais commencer à penser que se déshabiller pour la cause est « libérateur ». Si tu commences à penser cela, wow, stop. Détrompe-toi. Songe également au fait que seules les femmes minces, blanches, cis sont autorisées à « s’émanciper » pour les autres animaux, et que réveiller les hommes sexuellement n’est pas réveiller les hommes sur le véganisme. Les recherches empiriques indiquent que faciliter l’oppression des femmes ne remet pas en cause l’oppression d’autres animaux.

Tu trouveras également beaucoup d’harcèlement et de violence sexuelle envers les femmes dans le mouvement vegan. Je ne veux pas te faire peur, mais c’est la vérité, et tu devrais être prévenue. C’est quelque chose dont on parle peu, mais c’est plutôt monnaie courante. Si tu es une femme, ne laisse pas cela te dissuader : rappelle-toi simplement que l’engagement pour la justice sociale pour les animaux non-humains ne se traduit pas nécessairement en un engagement pour la justice sociale pour tous. Vraiment, ces hommes qui insistent sur le fait qu’ils se soucient des droits et du bien-être des femmes, des personnes de couleur, et autres groupes humains désavantagés tendent à être tout aussi dangereux que ceux qui ne prennent pas la peine de s’en soucier. Si tu t’identifies comme un homme, je t’implore de travailler pour rendre les espaces militants plus sûrs.

Malheureusement, le travail du changement du monde est le travail des hommes. Si tu t’identifies comme femme, il est probable que tu rencontres de la résistance si tu souhaites participer à la sensibilisation au véganisme de façon plus significative qu’en faisant le café ou en te déshabillant. Cela ne doit pas se passer comme ça. Essaye de ne pas te perdre. Reste forte, prend la parole, et demande à être respectée. Insiste pour que le véganisme soit une expérience positive et ferme. Ne laisse pas les mentalités oppressives de certains t’empêcher de faire le travail important que tu avais prévu. Et messieurs, soyez s’il-vous-plaît solidaires des femmes. Un peu d’aide ne ferait pas de mal.

P.S. Si tu es une femme de couleur, c’est un ensemble supplémentaire de défis. En tant que femme blanche, je ne peux pas parler en profondeur de ces défis, mais je peux te dire que le mouvement vegan peut être un endroit vraiment désagréable par moments. Jette absolument un oeil au Projet Sistah Vegan!

– Corey Lee Wrenn, M.S., A.B.D. Ph.D.

Notes:

1. Cet article parle de l’expérience féminine, qui peut inclure celle des femmes trans, femmes intersexuées, et femmes gender-queers. Il faut prendre en compte le fait que les veganes trans, intersexuées, et gender-queers font face à un nombre supplémentaire de défis dans le mouvement.

This piece was originally submitted to an advocacy anthology designed to introduce new vegans to the movement, but did not make the final cut. For more information on sexism in the Nonhuman Animal rights movement, please stay tuned for my forthcoming release, A Rational Approach to Animal Rights: Extensions in Abolitionist Theory to be published by Palgrave Macmillan later this year. Please also see my publication with the Journal of Gender Studies, “The Role of Professionalization Regarding Female Exploitation in the Nonhuman Animal Rights Movement and my essay for The Feminist Wire, “Gender Policing the Vegan Woman.”

 

Corey Lee WrennMs. Wrenn is the founder of Vegan Feminist Network and also operates The Academic Abolitionist Vegan. She is an instructor of Sociology and graduate student at Colorado State University, council member with the Animals & Society Section of the American Sociological Association, and an advisory board member with the International Network for Social Studies on Vegetarianism and Veganism with the University of Vienna. In 2015, she was awarded Exemplary Diversity Scholar by the University of Michigan’s National Center for Institutional Diversity.

“Sexy at 70” and “Grumpy Old Vegans”: Ageist Stereotypes in the Vegan Movement

By Dr. C. Michele Martindill

“Ageism? Who cares about old people anyway? I volunteer with a group of white women over the age of 50. They are so behind the times and not helpful at all,” said a vegan.

“Why was it important for you to mention their age or gender?”

“Um…I don’t know.”

Vegans seem to at least recognize the words racism, sexism, classism, ableism and speciesism, but ageism is consistently left off that list of oppressions. Erasure. Silencing. Stereotyping older people as useless, past their prime, set in their ways and not able to contribute to the vegan movement. As one vegan once posted on Facebook, “Taking a stand against ageism feels too much like a single issue campaign, not really worth the effort. People need to just go vegan.” Really? Ageism is just a single issue campaign?

PETA ad featuring Pamela Anderson posing in a bikini with her body marked with meat cut names. Reads: "All animals have the same part"

PeTA is well known for its sexist advertising campaigns involving young women who pose partially or completely nude in an effort to get the public to stop eating or otherwise harming animals, e.g. celebrity Pamela Anderson posed in an almost non-existent bikini with her body marked off in the same way a butcher marks off the body parts of a cow—just to make the point that “All Animals Have the Same Parts.” Few would be surprised to learn that particular ad was banned in Montreal, Canada over the blatant sexism (Cavanagh, 2010), but how many people are aware that PeTA sponsors a Sexiest Vegan Over 50 contest? Judging is based on the entrant’s enthusiasm for their vegan lifestyle and “PeTA’s assessment of your physical attractiveness (PeTA, 2014).” Through a contest that objectifies women aged 50 and older, the public learns that a vegan lifestyle and diet should lead to what really matters in life—physical attractiveness. As if women don’t face enough pressure when they’re young to conform to standards of beauty created and institutionalized by men, they now have to face those same sexist standards as they age.

Actual avatar for Grumpy Old Vegans as described in text.

Of course, there are other stereotypes of older women in the animal rights movement. The Grumpy Old Vegans (GOV) Facebook page continues to use an avatar or logo depicting an older man and older woman with pronounced wrinkles, unfashionable clothing, grey hair, sour expressions and the woman is wearing pearl jewelry, a most un-vegan adornment (Grumpy Old Vegans, 2015). The representation of this pair as perpetually grumpy serves to stereotype older people, women in particular, as crotchety and is a form of ageism. While there is little doubt that if the GOV Facebook page used a logo featuring a couple in blackface or Native Americans as r-skins there would be a great public outcry, to date few have spoken up against the ageism of the wrinkle-bound couple logo.

Considering that vegans claim veganism is against all oppression, it is distressing to see them rank order which oppressions matter the most and which ones don’t even make the list, namely ageism. At the very least a definition of ageism is needed, explaining why and how it affects women more than men. Ageist stereotypes of older women affect the way they are stigmatized and contribute to their erasure from public concern. It is also important to explore how it is that men in leadership roles of the vegan animal rights movement can be so dismissive of older voices, particularly the voices of women.

AGEISM: The definition of ageism is straightforward–it is discrimination and prejudice against people based on their age, and is directed toward the very young as well as those who are considered old or elderly. Ageism is structural or systemic in our social world, meaning people learn it and enact it through social institutions, language, and organizations. People often don’t notice when they’re socially reproducing ageism, e.g. it is commonplace when someone forgets where they put something to say they’re having a senior moment, as if aging is universally defined by memory loss. Ageism is a relationship of power in that the dominant group in society uses ageism to oppress, exploit and silence those who are very young or much older. Just as the vegan animal rights movement stands against racism, sexism, ableism, classism, and speciesism, it stands against ageism—or at least some movement members claim it does. That remains to be seen.

STEREOTYPING: The tools of ageism are stereotyping and attaching stigmas to older people. Stereotypes are overly simple, fixed, rigid or exaggerated beliefs about an entire group or population of people. Stereotypes can lead to and be used to justify prejudice and discrimination. Aging women experience stereotyping more than men. Their bodies are criticized based on wrinkles, weight, hair color, posture, incontinence and overall loss of beauty; men may be similarly criticized, but are most likely regarded as distinguished in their later years and have the social capital—kinship, friendships, co-workers—to slough off negative stereotypes. Some of the most often used stereotypes of older people include:

1) All old people get sick and have disabilities, including hearing loss, urinary incontinence and blindness.
2) Old people are incapable of learning anything new; they are set in their ways.
3) Old women are a burden on everyone.
4) “Old people are grouchy and cantankerous.” (The Senior Citizen Times, 2011)

These and other stereotypes are communicated in multiple ways throughout the vegan animal rights movement. In a recent Facebook discussion of how PeTA uses young blonde white women in their advertising campaigns several women pointed out the sexism and racism of such a tactic. None mentioned ageism. One man stepped in to ‘mansplain’ and defend PeTA:

Humans are sexual beings and there’s nothing wrong with that. This doesn’t degrade women the same way half-naked male models don’t degrade men. It just looks like you’re actively looking for sexism, racism, or some sort of discrimination in an effort to be politically correct. I don’t think that’s a good approach. (Toronto Vegetarian Association, 2015)

When told by a woman that it degrades women to be reduced to the sum of their body parts and that they are only heard if they are considered sexy, this same man responded:

How exactly does it suggest that being sexy is the only way people will hear you if you’re a woman? That’s just ridiculous. People listen to not attractive people. Look at Hilary Clinton for godsake. [Emphasis added] That’s just a weird argument with no validity. I’ve never seen someone turn down a conversation with a woman based on their attractiveness.

How exactly does looking at and LIKING someone’s body disrespecting them? It seems like YOU are the one degrading women here. And it’s funny – aren’t feminists about women having freedom to wear what they want without being judged? Double standard much?

Oh my. If it’s not degrading to use half-naked men in advertising, then it’s okay to use half-naked women? What this man does not understand is how men have the power to deflect attempts at objectification. Women do not, not at any age. Please note there’s no mention of ageism in his reasoning, but Hilary Clinton, current presidential candidate in the United States, is held up as an example of “not attractive people” who can still get attention. Furthermore, this man calls out the women in the conversation for being bad feminists since they failed to support his admiration for attractive young women. The explicit ageism in this conversation was never mentioned, and it served to socially reproduce acceptance of ageism, acceptance of making disparaging remarks about women based on their age and appearance.

Clinton Sexism Ageism

STIGMA: Stereotypes lead to stigmas. Sociologist Erving Goffman (1922-1982) defined stigma as society attaching an undesirable attribute to an individual and then reacting negatively to that individual in such a way as to rob them of their identity, their ability to function or fully participate in society (Link & Phelan). In our social world, age is seen as an undesirable physical attribute, a stigma that is attached to women through man dominated ideologies which favor younger women for their sexualized bodies. Whenever a person or group displays a stereotypical representation of women as wrinkled, grouchy, or set in their ways, they contribute to the stigma of aging and socially reproduce ageism.

Criticism of a stereotypical ageist logo on the GOV Facebook page was met with dismissiveness on the grounds that people have a right to identify themselves as old and grumpy, and then the author, who was a man, made an ad hominem attack on the person who challenged his group:

…if you truly believe that people who identify themselves as old, grumpy and vegan and run a page with that title, using caricatures to represent themselves, are ageist for those reasons alone then your thinking is as muddled as that of those who made the allegation originally.

The man continued to defend his group’s ageist logo by dismissing sociological research and by stating that since the majority of the group “liked” it on Facebook, the logo could not possibly be ageist:

sociology is not an exact science. For that reason, it would be foolish to regard every utterance from sociologists as gospel. The rebuttal of this allegation issued on the page was ‘liked’ by a large number of people, many of whom expressed appreciation for a page they identified with, as they often felt invisible in a movement that celebrates youth. There were no adverse comments. In short, there is no substantive evidence to support the allegation.

What some vegans fail to see is how their actions affect others outside of the group. A logo or mascot is not ageist based on the vote of a membership who benefit from the stereotyping; ageism is grounded in any action that stigmatizes people based on their age.

Kyriarchal or Interactive Systems of Oppression: Kyriarchal social justice addresses all forms of oppression—racism, sexism, ageism, classism, ableism, and speciesism—and focuses on the dynamics of how these systems are interactive, crisscrossing and layered oppressions in the lives of individuals and groups (see below for a definition of kyriarchy—what was formerly referred to as intersectional). All oppressions are socially reproduced and linked by social institutions, through the economic, medical, legal, educational, religious and any other type of social institutions people navigate on a daily basis.

Too often when women in the vegan animal rights movement point out institutional ageism they are told by movement leaders that drawing attention to oppressions such as ageism is wrong, that kyriarchal social justice means we should just get along and go vegan for the animals because ending speciesism is all that matters. These vegans seem fine with claiming they care about humans and readily assert they are opposed in a general sense to things like racism, but they rank order oppressions and try to cherry pick the oppressions that matter most to them, leaving the rest to sit unnoticed. Why? In part they fear doing harm to the vegan animal rights movement and its organizations; they fear attention will be drawn away from ending speciesism or that outsiders will not join the movement if they have to stand against all oppressions. It is also difficult for the movement to envision how to address kyriarchal social justice when most of the leaders are men and eighty percent of the followers are women, when most of the membership is white, cis-gendered, young, without disabilities and not living in poverty. By not addressing ageism vegans socially reproduce and reify the stereotypes and stigmas associated with aging in our society.

AGEISM DOES REAL HARM: What harm is there in ignoring ageism? Plenty. In a recent study, researchers at the University of Southern California found that negative stereotypes about aging can potentially impair the memory of older people. “The study found that a group of older people asked to perform memory tests after reading fictitious articles about age-related memory problems did less well than a group given articles on preservation of and improvement in memory with age (Shuttleworth, 2013).” The older people who experienced memory loss fell victim to a self-fulfilling prophecy and the cliché of older people losing cognitive function just because they are old.

Older Laotian women sewing rugs for market

In addition, stereotypes keep people from seeing the realities of aging; they erase and marginalize older voices. Telling older people—especially women—to just go vegan will not address the financial problems faced by an aging population. Older women are at particular risk to be living in poverty. A report from 2012 based on US Census Bureau data reveals that over half of elder-only households lack the financial resources to pay for basic needs. Sixty percent of women aged 65 and older who live alone or with a marriage partner cannot meet day-to-day expenses. Women of retirement age are hit particularly hard by economic insecurity. Their pensions are smaller than those of men, they own fewer assets, and lack the education and job skills needed for post-retirement employment. Some of this economic disparity is the result of women leaving their careers to care for families and for their own elderly parents, and thereby losing opportunities for promotions as well as building up Social Security income. Also, women outlive men, leaving them alone with a single income and having to exhaust assets just to have shelter and food (Wider Opportunites for Women, 2012).

Older women of color are more likely than white women to have sufficient retirement incomes. Almost 50% of white women have insufficient retirement incomes to afford daily needs, while nearly 75% of Black women, 61% of Asian women and 75% of “Hispanic” (see US Census Bureau definition of Hispanic below) women were in households that could not afford basic expenses—even with Social Security income and Medicare coverage (Wider Opportunities for Women, 2012). Vegans who stereotype and stigmatize older women as self-sufficient and out of touch with animal rights might want to consider how these women have more pressing concerns in their lives, e.g. how they will make the next rent payment or pay the heating bill. Keep in mind, too, these numbers do not take into account those who are homeless or who live in elder care of some sort.

Cost of aging

STOP AGEISM in the VEGAN MOVEMENT: All vegans can work to eliminate ageism and extend empathic understanding to older people by considering how clichés and gaslighting—silencing someone with a barrage of questions and attacks—frame interactions with older people. Following are ten of the most often repeated ageist clichés found throughout the vegan animal rights movement and in vegan Facebook discussion threads:

1. “I feel old, so I know what you’re feeling even though I’m not really old myself.”
No, you don’t know what it means to feel old. You haven’t experienced it. Just as a white person has no way of knowing what it feels like to be Black, young people come across as dismissive and patronizing when they pretend to know how it feels like to be old.
2. “Age is just a number” or “You’re only as old as you feel.”
Condescending! Implicit in these statements is the view that young is better than old, so just don’t look at the number.
3. “I’m having a senior moment.”
This cliché is most often uttered when someone wants to explain a mental lapse of some kind or a moment of forgetfulness, and it stereotypes “seniors” as having diminished mental capacities. It’s not only ageist, but ableist!
4. “Ageism feels like a single issue campaign (SIC). Let’s keep the focus on the animals.”
Veganism is an effort to end the exploitation of all animals, including humans. Ageism in its many forms is exploitation. It misrepresents veganism to deny ageism exists or that its effects are harmless.
5. “I’m not ageist! You’re the one being ageist by bringing it up!!”
Here’s an example of reverse ageism. There is no such thing as reverse ageism, just as there is no such thing reverse racism. Only the group holding power can inflict oppression.
6. “I’m old, so I can say what I want about old people.”
Yes, old people can discuss aging in ways young people can’t, but remember disparaging remarks and stereotypes hurt ALL old people. Think about the big picture!!
7. “Jokes about aging are culturally relative. We poke fun at old people in the United Kingdom.” OR “Lighten up! Get over yourself!”
If a vegan anywhere in the world knows their words or actions will hurt others by contributing to ageism or any other oppression, then they can’t use cultural relativism as an excuse for their disrespectful behavior. It’s that simple.
8. “Old people discriminate against young people, so why can’t we make fun of old people?”
Yes, some older persons may be prejudiced against young people or discriminate against them, but stereotypes don’t stick to young people, don’t leave young people marginalized because of their age.
9. “You look like my grandma.”
While most likely meant as a compliment, these words stereotype women as being primarily in nurturing roles, especially later in their lives.
10. “The older generation let us down on social justice issues, so why should we care about them?”
Stop blaming the victims!!

Older man cuddling catIn a cis-gendered white man dominated society ageism is used to silence older women. It’s a continuation of the objectification that starts early in the life of every woman. Older women are regarded as the sum of their body parts, parts that are stereotypically seen as wrinkled, sagging, graying and useless. Men dismiss the educational achievements and work of older women as a means of devaluing the contributions they make. The vegan animal rights movement has yet to acknowledge ageism or speak out against it. Instead, the older women who are in the movement support its man dominated leadership, both denying ageism exists and acting as apologists for the leadership. They tell those who mention ageism to not take themselves so seriously. Ageism is not a joke to be laughed off and forgotten. Vegans seem to at least recognize the words racism, sexism, classism, ableism and speciesism, but ageism is consistently left off that list of oppressions. At best, it is seen as a single issue campaign within the vegan movement, an object for disdain that distracts from the mission of saving other animals. Mark these words: The vegan social movement will not survive as long as it practices oppression against one group in order to elevate the needs of another group.

 

Notes
1 Kyriarchy is used in this essay to refer to networks or systems of interactive oppressions. The word emerged from the work of Elisabeth Schussler Fiorenza. It is taken from the Greek kyrios, meaning lord or master, and archo, meaning to govern. It is considered a more inclusive and expansive term than patriarchy.

2 The use of “Hispanic” in this reference is based on the US Census Bureau definition: “People who identify with the terms “Hispanic” or “Latino” are those who classify themselves in one of the specific Hispanic or Latino categories listed on the decennial census questionnaire and various Census Bureau survey questionnaires – “Mexican, Mexican Am., Chicano” or ”Puerto Rican” or “Cuban” – as well as those who indicate that they are “another Hispanic, Latino, or Spanish origin.” Origin can be viewed as the heritage, nationality group, lineage, or country of birth of the person or the person’s ancestors before their arrival in the United States. People who identify their origin as Hispanic, Latino, or Spanish may be of any race.” While it is not an optimal definition, it was all that was available for this data set. Much work needs to be done in defining and mapping the use of such categories. http://www.census.gov/population/hispanic/

References
Cavanagh, K. (2010, July 15). Pamela Anderson’s sexy body-baring PETA ad gets banned in Canada. Retrieved from NY Daily News: http://www.nydailynews.com/entertainment/gossip/pamela-anderson-sexy-body-baring-peta-ad-banned-canada-article-1.463753

Grumpy Old Vegans. (2015, May 12). Grumpy Old Vegans. Retrieved from Facebook: https://www.facebook.com/GrumpyOldVegan?fref=ts

Link, B. G., & Phelan, J. C. (n.d.). On Stigma and its Public Health Implications. Retrieved from http://www.stigmaconference.nih.gov/LinkPaper.htm

PeTA. (2014). PeTA’s 2014 Sexiest Vegan Over 50 Contest. Retrieved from PeTA Prime: http://prime.peta.org/sexiest-vegan-over-50-contest/details

Shuttleworth, A. (2013, July 8). Are negative stereotypes about older people bad for their health? Retrieved from NursingTimes.net: http://www.nursingtimes.net/opinion/practice-team-blog/are-negative-stereotypes-about-older-people-bad-for-their-health/5060639.blog

The Senior Citizen Times. (2011, November 23). Top 20 stereotypes of older people. Retrieved from The Senior Citizen Times: http://the-senior-citizen-times.com/2011/11/23/top-20-stereotypes-of-older-people/

Toronto Vegetarian Association. (2015, April). Toronto Vegetarian Association. Retrieved from Facebook: https://www.facebook.com/groups/torontoveg/permalink/10152808399662686/

Wider Opportunities for Women. (2012). Doing Without: Economic Insecurity and Older Americans. http://www.wowonline.org/documents/OlderAmericansGenderbriefFINAL.pdf.

Wider Opportunities for Women. (2012). Doing Without: Economic Insecurity and Older Americans. http://www.wowonline.org/documents/OlderAmericansGenderbriefFINAL.pdf.

 

Michele Spino MartindillDr. Martindill earned her Ph.D. in sociology from the University of Missouri and taught there in the Sociology Department, the Peace Studies Program and the Women’s and Gender Studies Department. Her areas of emphasis include political sociology, organizations and work, and social inequalities. Dr. Martindill’s dissertation focuses on the no-kill shelter social movement and is based on ethnographic research conducted during several years of working in an animal shelter. She is vegan, a feminist and is currently interested in the stories women tell through their needlework, including crochet, counted cross stitch and quilting. It is important to note that Dr. Martindill consistently uses her academic title in order to inspire women and members of other marginalized groups to pursue their dreams no matter what challenges those dreams may entail, and certainly one of her goals is to see more women in academia.